Immobilier : la baisse des prix se propage dans les grandes villes – Les Échos

Le cycle baissier entamé sur le marché de l'immobilier s'étend selon les derniers indices des prix immobiliers Meilleurs Agents – « Les Echos » (IPI) du 1 er  décembre 2022. Les prix devraient encore continuer de s'ajuster.
Durch Krystèle Tachdjian
La tendance est claire et elle se confirme. Le nouveau cycle baissier qui s'est enclenché sur le marché de l'immobilier en France se propage désormais à la plupart des grandes villes, selon les derniers indices des prix immobiliers Meilleurs Agents – « Les Echos » (IPI) du 1er décembre 2022.
« Les gens ne perçoivent pas encore les baisses de prix, car il s'agit simplement de microbaisses. Après plusieurs années de forte augmentation, les prix sont toujours au plus haut. Mais nous sommes bien entrés dans un nouveau cycle. Avec la poursuite de la remontée des taux, les prix vont continuer de s'ajuster à la baisse, et converger vers un nouvel équilibre. Nous n'en sommes qu'au début », explique Thomas Lefebvre, directeur scientifique de Meilleurs Agents.
Selon Meilleurs Agents, à Paris, le prix moyen des appartements anciens s'affiche en léger repli sur un mois (-0,5 %) mais il reste encore bien ancré au-dessus du seuil des 10.000 euros (10.312 euros), dans la lignée des chiffres publiés par les notaires d'Ile-de-France . Toutefois dans la capitale, les délais de commercialisation continuent de s'allonger. Il faut compter 68 jours en moyenne pour conclure une vente. C'est 7 jours de plus qu'il y a trois mois.
« Depuis la rentrée de septembre, la demande a baissé à Paris. Beaucoup de biens ne trouvent pas preneurs. Nous sommes dans une phase de normalisation du marché », estime Marc Foujols, le patron du réseau d'agences du même nom très présent dans la capitale et en Ile-de-France.
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« Nous sommes dans un marché à deux vitesses : d'un côté, les biens sans défaut (dernier étage, vue, terrasse) qui trouvent acquéreur en un temps record à des prix très élevés dépassant allégrement les 22.000 euros/m2 dans certains quartiers les plus chics de la capitale, et les biens plus classiques ne trouvant pas d'intérêt immédiat, dont les délais de vente se rallongent et dont les prix se négocient », détaille Amandine Cruz, directrice Rive Gauche chez Vaneau à Paris.
Paris n'est pas la seule métropole à accuser une baisse. En décembre, pour le Top 10 (les 10 plus grandes villes), l'indice des prix immobiliers Meilleurs Agents – « Les Echos » (IPI) est passé dans le rouge (-0,1 %) d'un mois sur l'autre, une première depuis 2015. Hormis à Marseille (+0,8 %) et à Lille (+0,7 %), où les prix continuent de progresser, dans toutes les autres grandes agglomérations la baisse se poursuit.
Signe de ce retournement de tendance, Montpellier qui évoluait jusque-là sur une pente ascendante a enclenché la marche arrière (-0,6 % sur un mois). « A Montpellier, comme ailleurs en France, les délais de vente se rallongent (+5 jours en trois mois), les acheteurs sont moins actifs. Ils négocient davantage et le stock de biens se reconstitue », indique Thomas Lefebvre. A Nice aussi (-0,3 %), les prix s'assagissent après avoir grimpé de plus de 6 % depuis le début de l'année.
L'acheteur moyen est pris en étau. La crise énergétique rogne le pouvoir d'achat et le resserrement des conditions de prêt continue de bloquer de nombreux ménages. Certains acquéreurs potentiels sont aussi bercés par l'espoir que les prix baisseront plus fortement.
Mais plus ils attendent, plus ils se confrontent au risque de devoir rembourser un crédit plus élevé voire de ne pas l'obtenir. « Les statistiques finiront par montrer un recul du nombre de primo-accédants en France sur les prochaines années », prédit Thomas Lefebvre.
Le baromètre marque un coup d'arrêt pour les 50 plus grandes villes de l'Hexagone. A l'échelle de la France entière, les prix stagnent alors qu'ils parvenaient encore à grappiller +0,1 % dans le précédent baromètre. Dans le même temps, les petites villes et les zones rurales font toujours de la résistance avec des prix encore en hausse.
« Les petites villes sont toujours attrayantes. La quête de plus d'espace et de verdure reste d'actualité même si la tendance ralentit », commente Frédéric Violeau, notaire chargé des statistiques immobilières au Conseil supérieur du notariat. « L'effet maison post-Covid s'essouffle un peu, mais certains ménages n'ont pas le choix malgré le coût du chauffage et les récentes pénuries de carburant. Ils n'ont pas les moyens de se loger ailleurs et ne peuvent pas aller vers les grandes agglomérations », ajoute Thomas Lefebvre.
Krystele Tachdjian
Tous droits réservés – Les Echos 2022

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