Situé au carrefour entre La Roche-sur-Foron et Eteaux, l’École du taxi a été fondé par Pierre Cunit. Deux sessions par an (printemps et automne) sont dispensées, où sont formées entre vingt-cinq et trente personnes. Quel est le programme de la formation ?
Rentrons davantage dans les détails des formations qui sont dispensées dans des locaux spacieux et adaptés qu’il a ouverts en 2012 au carrefour entre La Roche-sur-Foron et Eteaux. « Quand j’ai commencé en 2009, je louais des salles, que ce soit à Rochexpo ou à Pers-Jussy, juste pour les sessions. »
Une licence de taxi ne se donne pas, mais se mérite. Au total l’examen ne compte pas moins de sept matières. Commençons par la réglementation… qui ne cesse d’évoluer au fil des ans. Elle comprend trois matières différentes. La première sur les trois catégories de véhicules que l’on peut conduire avec la licence : taxi, VTC et taxi-moto, une deuxième sur la réglementation nationale des taxis et une troisième sur la réglementation locale (départementale), comme la tarification (nuit et jour) qui est différente d’un département à l’autre. « En Haute-Savoie, les chauffeurs de taxi sont en tarif nuit, treize heures par jour. Ce qui n’est pas le cas dans les autres départements », révèle-t-il. Les stagiaires ont également des cours sur la gestion et l’environnement de l’entreprise. « Pour la gestion et la comptabilité je fais appel à une formatrice extérieure. » Le code de la route est également étudié. Deux matières générales font partie du programme : connaissance de la langue française et connaissance de l’anglais qui rentre à part entière dans l’examen depuis 2017. « Nous sommes un métier humain, de contact, donc l’échange c’est primordial. De même, nous sommes un département très touristique, c’est donc très bien pour les chauffeurs d’avoir des bases en anglais. » Pour la partie pratique (la conduite), Pierre est épaulé par l’un de ses anciens élèves.
La formation en centre n’est pas obligatoire, un candidat peut très bien se présenter à l’examen en candidat libre.
« Avant 2017, quand un chauffeur changeait de département, il devait repasser deux matières, avec l’examen. Désormais, il a juste à passer une formation qualifiante de mobilité géographique, sur la réglementation locale et la connaissance du territoire (14 heures). » Une formation que Pierre dispense dans son école.
Quant aux professionnels en activité, conducteurs de taxi et VTC, ils doivent également suivre une mise à niveau, tous les cinq ans, de 14 heures, dans le cadre de la formation continue. « J’en reçois toute l’année, soit une centaine de collègues. »
Une formation complète, c’est 120 heures, pour un coût de 2 700 euros. « Des financements sont possibles par Pôle Emploi, l’OPCO (formation continue des salariés) ou le CPF (compte personnel de formation). Plus de 80 % des conducteurs financent leur formation avec leur CPF. »