Travail : apprendre à écouter ses émotions – Psychologies.com

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Mis à jour le 02 décembre 2019 à 11:28

Au travail, comme ailleurs, les émotions peuvent devenir de précieuses alliées. Si on les trouve parfois encombrantes et invalidantes, chercher à les étouffer est une erreur. Il est au contraire primordial de leur prêter l’oreille, pour s’en servir comme levier et ainsi mieux vivre son travail. Si nous ne contrôlons pas lorsqu’une émotion arrive, nous pouvons en revanche contrôler comment nous y réagissons.

Par Bloomr


Au travail, comme ailleurs, les émotions peuvent devenir de précieuses alliées. Si on les trouve parfois encombrantes et invalidantes, chercher à les étouffer est une erreur. Il est au contraire primordial de leur prêter l’oreille, pour s’en servir comme levier et ainsi mieux vivre son travail. Si nous ne contrôlons pas lorsqu’une émotion arrive, nous pouvons en revanche contrôler comment nous y réagissons.
Par Bloomr
La fonction première des émotions – toutes les émotions – est de nous pousser à agir, et vite. A l’origine de l’espèce humaine, leur rôle était essentiel à notre survie. Pour fuir les prédateurs avant de se faire tuer, il fallait un système d’alerte du danger sophistiqué et efficace. La peur nous signalait à quel moment nous enfuir à toutes jambes. Les émotions jouaient également un rôle crucial dans notre intégration au groupe, tout aussi nécessaire à la survie.
Mais aujourd’hui ? A part dans quelques cas, est-il nécessaire de réagir au quart de tour chaque fois qu’on ressent une émotion ? De prendre la fuite parce qu’on a peur de son entretien annuel ? De fracasser une chaise à la moindre colère pour montrer son ascendant sur l’autre ? Non, bien entendu.
Pour autant, les émotions nous sont toujours utiles. Elles ont gardé la même fonction : celle de nous alerter lorsque quelque chose d’important se passe pour nous pousser à agir, le tout avec pour objectif principal de nous préserver. Telles des veilleuses, des sentinelles, elles sont un centre d’information ultra-puissant, nous indiquant ce qui est bon ou pas pour nous.
Les émotions désagréables (dites “négatives”)  servent à nous protéger : la peur permet de fuir instinctivement le danger, la colère permet de se défendre, la tristesse d’éviter les situations douloureuses…
Les émotions positives servent à renforcer ce qui nous fait du bien.
Là où le fonctionnement des émotions entre parfois en dissonance avec le monde moderne, c’est dans la réaction instinctive qu’elles activent en nous, parfois démesurée face à l’enjeu. Pour transformer ses émotions en levier, il s’agit donc d’apprendre à mettre de la distance entre l’émotion et l’action, à réfréner ses impulsions, pour y apporter une réponse appropriée.
Imaginons par exemple qu’au cours d’une réunion, un collègue souligne devant les autres que vous avez fait une erreur. Sur le coup, la moutarde vous monte au nez. Cependant, avez-vous intérêt à réagir au quart de tour et vous emporter, là, devant toute votre équipe ?
Mieux vaut prendre quelques minutes pour respirer, prendre de la hauteur sur ce qui est en train de se dérouler et vous reconnecter à vos émotions.
Cela vous permettra peut-être de vous rendre compte que vous avez surtout été blessé(e) dans votre amour propre mais qu’après tout, votre collègue, qui a certes manqué un tantinet de tact, n’y est pour rien. C’est bien vous qui avez commis l’erreur soulevée. Inutile, donc, de lui sauter à la gorge.
Cette prise de hauteur lorsqu’on sent une émotion nous envahir, permet de temporiser et de se recentrer sur nos ressentis, pour chercher d’abord à comprendre son message afin d’agir ensuite de façon adéquate.
a. Leur redonner de la valeur
Près de 50 % des individus éprouvent des difficultés à identifier ce qu’ils ressentent exactement (sans parler des 10% d’ alexithymiques, qui ne sont pas capables de différencier les émotions négatives).
Il faut dire qu’enfant, on ne nous apprend pas toujours à être à l’écoute de nos émotions : “mais non t’as pas peur !”, “arrête ton cinéma”, “c’est pas grave”, “maman va très bien" (le visage couvert de larmes), “arrête de sauter comme une puce (parce que l’enfant est content)”… Autant de petites phrases qui mettent en doute sa capacité à reconnaître ses émotions. A la longue, il finit par intégrer qu’il ne peut pas leur faire confiance, qu’il ne devrait pas les laisser s’exprimer librement ou y attacher trop d’importance. Petit à petit, il leur prête de moins en moins l’oreille et prend l’habitude de s’en méfier ou de les ignorer.
Alors commençons par remettre les pendules à l’heure : OUI, chacune de vos émotions mérite d’être écoutée et entendue, avec bienveillance, sans dramatiser ni culpabiliser.
b. Savoir les identifier
Reconnaître une émotion, c’est aussi être capable de mettre des mots dessus. Cette verbalisation a un double avantage : d’abord, elle permet de régler sa radio interne sur la bonne fréquence. J’ai besoin de savoir quelle émotion je ressens exactement pour pouvoir la décoder. Si je reste sur ma colère sans réaliser qu’elle cache une honte ou une profonde tristesse, alors j’aurai plus de difficultés à l’interpréter convenablement.
Dans l’exemple précédent, après avoir analysé la situation, vous pourrez décoder que ce que vous ressentez n’est pas de la colère envers votre collègue mais de la honte que tout le monde soit au courant de votre erreur, honte qui cache elle-même une peur de l’exclusion du groupe.
Deuxième avantage à nommer ses émotions, des études ont montré que cela permet de dégonfler son effet, de la réguler ( Searching for implicit emotion regulation Matthew D. Lieberman, UCLA).
Or, mettre les bons mots sur ses émotions est une autre aptitude qu’on a peu l’occasion de développer dans l’enfance. On attribue généralement les trois-quarts des pleurs à de la colère ou des caprices, plutôt que de chercher à comprendre ce qu’ils cachent précisément. En termes d’émotions, il y a bien des nuances !
Pour rappel, chaque être humain ressent les émotions dites “primaires” comptées parfois au nombre de quatre (joie, tristesse, peur, colère), parfois de six (on y ajoute alors dégoût et surprise).
Les émotions nous veulent toutes du bien, même si elles nous font mal. Dans les grandes lignes, leur rôle est de nous informer sur l’état de nos besoins et sur ce qui est important pour nous.
Nos besoins sont comblés ? Tous les voyants sont au vert ! Joie et sérénité au rendez-vous.
Certains besoins sont insatisfaits ? Voyant rouge ! Des émotions désagréables se déclenchent.
Voici quelques pistes concernant les messages que les quatre émotions primaires – joie, tristesse, peur et colère – cherchent à nous faire passer.
Commençons par la joie, seule émotion dite “positive” du lot. La joie, par définition, nous indique quand cela va bien, quand nos besoins sont comblés, qu’on atteint un objectif, qu’on vit un moment agréable… Elle est essentiel pour s’épanouir au travail puisqu’elle sème des indices sur ce que nous aimons, ce qui nous convient ou non, ce qui nous procure de la satisfaction, nous motive ou au contraire, nous freine. La joie nous indique vers quoi aller pour nous sentir bien et nous conduit également à entrer en relation avec les autres.
Nous oublions parfois de nous attarder sur la joie, en nous attachant uniquement aux émotions négatives. Pourtant, il est tout aussi important de s’y arrêter parce que cela va nous permettre de renforcer ce qui nous fait du bien.
Passons ensuite à la peur, très présente au travail. Peur de se tromper, d’échouer, de ne pas remplir ses objectifs, d’être mal vu… Poussant instinctivement à l’évitement ou à la fuite, elle exprime le besoin d’être soutenu, rassuré. Par exemple, j’ai peur de parler en public, et je dois faire une présentation. J’ai besoin à la fois d’être rassuré de la bienveillance de mon auditoire, mais aussi, peut-être, de développer mes compétences en la matière, de m’entraîner pour me sentir prêt.
La colère, elle, indique le sentiment qu’on a porté atteinte à notre personne, à notre intégrité, qu’on a franchi nos limites et qu’on se sent attaqué, ou qu’on a bafoué nos valeurs (injustice, respect…). La colère pousse à des réactions d’auto-défense. Au travail, elle est nécessaire car elle incite à poser des limites salutaires et à respecter ses valeurs. D’où l’importance d’apprendre à l’exprimer de manière saine.
La tristesse, enfin, est souvent accompagnée d’un sentiment d’impuissance : elle est le signe qu’on a besoin de soutien ou exprime un sentiment de deuil concernant une perte réelle ou redoutée. Elle nous pousse à nous protéger, en nous recentrant parfois sur nous-mêmes, ou à éviter certaines situations.
Pour bien comprendre le message caché derrière une émotion, demandez-vous :
– Qu’est-ce que cette émotion cherche à me dire ?
– Qu’est-ce qui a pu la déclencher ?
– Qu’est-ce que cela le dit sur ce qui compte pour moi ?
Maintenant que vous avez compris le message de l’émotion, vous pouvez réfléchir à la réaction la plus adaptée pour y répondre.
Cette étape est essentielle puisque c’est en répondant au besoin que vous pourrez faire passer l’émotion et capitaliser sur le message qu’elle a donné pour bien adapter votre réaction.
Pour continuer avec le même exemple, vous pouvez commencer par présenter tout simplement des excuses pour votre erreur, en réponse à la honte ressentie. Vous pouvez également attendre la fin de la réunion pour exprimer votre frustration directement à votre collègue en lui expliquant avec diplomatie qu’à l’avenir, vous préférez qu’il vous fasse ce genre de retour en privé.
Agir ne veut pas forcément dire faire quelque chose tout de suite. On peut aussi choisir de différer l’action, ou de ne rien faire. Parfois, on se rend compte que notre besoin ne peut pas être comblé dans ce contexte, et on peut donc chercher à le satisfaire autrement. Par exemple, si on ressent de la tristesse parce qu’on ne parvient pas à tisser des liens forts avec ses collègues, on peut en partie compenser en nourrissant une vie sociale satisfaisante en dehors du travail.
Cette prise de hauteur lorsqu’on ressent une émotion est la meilleure façon d’éviter qu’elles nous gouvernent. Elle permet de leur donner toute leur place, tout en gardant la main.
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Calculez votre quotient émotionnel
Pour s’adapter à un monde en mouvement, l’intelligence classique ne suffit plus. Nous devons quotidiennement faire appel à ce que l’on nomme l’intelligence émotionnelle : notre capacité à utiliser au mieux nos émotions et notre intuition. Popularisée par le journaliste américain Daniel Goleman, la notion d’intelligence émotionnelle est aujourd’hui très opérante. Elle permet de comprendre pourquoi, à QI égal, certains s’épanouissent et réussissent mieux que d’autres… Faites ce test en suivant votre intuition. 
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